Immobilier, la chasse est ouverte.

Métier. La profession de chasseur d'appartements s'organise. Elle s'ouvre désormais à de nouveaux profils

Par Julie Krassovsky

"RECHERCHE 4 pièces avec terrasse, dans immeuble ancien, très lumineux en région parisienne..." Le parcours du combattant commence. Avec la flambée des prix de l'immobilier et la crise du logement, louer ou acheter l'endroit rêvé se révèle de plus en plus ardu. Née de cette lacune, une nouvelle activité prend son essor dans la capitale et un peu partout en France : la prospection immobilière personnalisée. Après avoir cerné les souhaits de son client (particulier ou entreprise), le chasseur se charge à votre place de la recherche de votre logement. Si celle-ci aboutit, vous devrez payer une commission comprise entre 2% et 5% du prix du bien.

Appelé flat hunters aux Etats-Unis, les chasseurs d'appartements se multiplient. Des agences spécialisées ont fait leur apparition dans les années 2000, avec une nette accélération depuis deux ans. Si outre-Atlantique cette activité existe depuis une quinzaine d'années et représente 30% des transactions immobilières, dans l'Hexagone elle balbutie encore. "On compte environ une vingtaine de sociétés déclarées sans compter les chasseurs free lance" précise Patrice Ordacji, fondateur de Home Safari et membre de la toute nouvelle Fédération nationale des chasseurs immobiliers.

Un métier ouvert

A 35ans, le jeune entrepreneur a quitté son poste de responsable commercial dans l'informatique pour se lancer dans ce nouveau créneau. S'il travaille pour l'instant avec l'aide d'une salariée, Patrice Ordacji espère bien développer son activité et embaucher dans les années à venir. D'autres que lui ont déjà réussi le pari. Comme les sociétés Flat Hunter ou Côté Acheteur, premiers arrivés sur le marché. Alors que la première, fondée par deux frères autodidactes, affiche un chiffre d'affaires de 250 000 Euros et emploie une quinzaine de chasseurs à temps partiel, la deuxième, créée par une professionnelle de l'immobilier réalise 300 000 euros de CA et compte huit commerciaux à temps plein.

Les profils de ces chasseurs ? Ils sont tout comme ceux de leurs employeurs, très variés. Ex-cadre du privé, architectes, gestionnaires de patrimoine, consultants, commerciaux... Le métier est plutôt ouvert.